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Prévention Niort, mairie, Ville, Deux-Sèvres

Des éducateurs de rue pour les jeunes en rupture

Une mission de prévention spécialisée à destination des 12-25 ans en rupture, en risque d'exclusion sociale, de marginalisation ou de radicalisation, ouvre le 1er septembre 2021, à Niort.

Basée 10 rue Jules-Siegfried, elle a vocation à intervenir dans les trois quartiers prioritaires du Clou Bouchet, de la Tour Chabot et du Pontreau-Colline Saint-André, mais également dans tous les espaces publics.

« Enfin, nous y sommes ! » a lancé Jérôme Baloge, maire et président de l'Agglomération, lors du point presse qui s'est tenu vendredi 27 août à l'hôtel de ville. « Dans la grande chaîne qui va de la protection de l'enfance à la prévention et à la sécurité, cette mission est un maillon essentiel ».

Sa mise en oeuvre est le fruit d’un travail de longue haleine. « L’action a été menée conjointement par la Ville, l'Agglomération, le Département et l'Etat », comme l'a souligné Coralie Denoues, présidente du Conseil départemental des Deux-Sèvres.  Un appel à projet a été lancé en début d'année et c'est l’ASEA 49, Association pour la sauvegarde de l’enfant et de l’adolescent à l’adulte, basée près d'Angers dans le Maine-et-Loire, qui a été chargée de constituer et d'animer l'équipe éducative.

Ils seront quatre, dont deux éducateurs spécialisés. « Notre travail est en priorité d'être dans la rue. Nous irons vers les jeunes, nous irons partout où ils se trouvent, dans les quartiers, en centre-ville, sur les réseaux sociaux » a expliqué Matthieu Verrière, directeur du pôle prévention insertion asile au sein de l'association. « Nous sommes ravis de pouvoir nous implanter à Niort. Il y a peu de missions qui s'ouvrent à l'échelle nationale. »

Cette équipe de prévention spécialisée vient "compléter les dispositifs existants", notamment ceux qui ont été mis en place au titre de la Politique de la ville, a rappelé Jean-Luc Tarrega, directeur de cabinet du Préfet des Deux-Sèvres. Elle interviendra en lien avec les différents acteurs institutionnels déjà présents sur le terrain, les centres socioculturels, les associations, les habitants. Dans un premier temps, un diagnostic sera effectué. Puis, un programme d’actions sera élaboré : chantiers, ateliers, sorties... Parfois, juste la relation, une parole positive, suffisent.